Extraits du deuxième tome de la Tétralogie de l'Héritage de Christopher Paolini : L'Aîné.
p11
« Les lamentations de vivants sont un chant pour les morts »
p12
« Cependant, il avait cessé de penser que la vie avait un sens. Comment le croire après avoir vu les corps des villageois massacrés par les Urgals? Comment le croire ici, en marchant sur cette terre couverte de membres déchiquetés, si imprégnée de sang qu'elle collait à la semelle de ses bottes? Il n'y avait nul honneur à faire la guerre, concluait-il, sinon pour protéger des innocents. »
p58
« A travers les buissons, Roran fixait les soldats inconscient de sa présence. Son coeur palpitait, gonflé par un féroce désir de vengeance. Il aurait voulu se jeter sur eux en hurlant, se battre, transpercer de flèches les deux responsables de cette barbarie. Qu'importe s'il devait en mourir, puisqu'il se libérerait du même coup de sa douleur et de son chagrin! Il lui suffisait de se montrer à découvert ; la suite se déciderait d'elle même. »
p70
« Les nains commencèrent à chanter. Se balançant en rythme, Saphira ronronnait, ponctuant chaque refrain d'un grognement. Eragon ouvrit la bouche pour se joindre au choeur et sursauta, stupéfait, quand un son rauque sortit de sa gorge. Il secoua la tête : « Non, là, c'est trop... Je suis soûl ou quoi? » »
p99 (Angela parle à Eragon)
« _ Allons, haut les coeurs! Tu devrais être heureux, non? Tu me parais aussi flasque que le rat de Solembum. Flasque. Un mot merveilleux, tu ne trouves pas? »
p100 (idem)
« _ Je suppose que je ne te reverrai pas avant un moment. Alors, adieu! Bonne chance! Ne mange pas de choux pourris, ne mets pas les doigts dans le nez et prends la vie du bon côté! »
p112 (Baldor à Roran)
« _ J'étais sur le point de partir quand la dépouille de Quimby leur a été rendue. Sais-tu ce que sa femme, Birgit, a retrouvée de lui? Des os.
_ Des os?
-Chacun d'eux avait été soigneusement rongé ; on voyait les marques de dents. Et presque tous avaient été broyés et vidés de leur moelle. »
p116 (marrant comme tournure^^)
« _ Nous avons tenté de faire entendre raison à ces Ra'zacs, ces ... envahisseurs. [...] Mais la raison c'est quelque chose qu'ils n'entendent pas! »
p166 (Roran à Katrina)
_ Ce qui ne va pas? Mais rien ne va! La Terre entière tourne de travers comme une roue cabossée! »
p168 (Roran)
« Qu'importaient les soldats, les Ra'zacs, l'Empire lui-même, devant un amour comme le leur? Ils n'étaient qu'étincelles dans un baiser ! »
p174-175 (Sloan)
« _Ils ne me prendront pas Katrina. Jamais. Même si je dois tous les écorcher vifs, combattre le roi et mille Urgals! Je déchirerais le ciel lui-même et laisserais l'Empire baignant dans son propre sang pour lui éviter ne serait-ce qu'une écorchure! »
p178 (Eragon à Arya)
« _ Dis-moi au moins ce que signifie le nom de mon épée!
La voix d'Arya se fit alors très douce :
_ Souffrance est ton épée. Ainsi s'appelait-elle avant que tu l'aies en main. »
p180 (Eragon et Saphira)
« « Tu m'a presque désarçonné! »[...] « Presque, mais pas tout à fait » « C'est vrai », admit-il en riant. »
p204 (Arya et Eragon)
« _Tu veux savoir ce qui me trouble, Eragon? Tu veux vraiment le savoir? Alors je vais te le dire.
Sa voix était à présent aussi douce qu'un duvet de chardon flottant au vent :
_ J'ai peur.
Abasourdi, Eragon resta muet. Elle le contourna et s'éloigna, le laissant seul dans la nuit. »
p206 (La THEORIE DES DOIGTS DE PIEDS)
« Au matin du quatrième jour, alors qu'Eragon chevauchait au côté de Shrrgien, le nain demanda :
_ Est-ce vrai, ce qu'on dit, que les hommes ont dix doigts de pieds? Je dois avouer que je possède peu de connaissances, n'ayant jamais voyagé hors de nos frontières jusqu'à présent.
_ Bien sûr, nous en avons dix! s'écria Eragon. Pas vous?
Il se tortilla sur sa selle, leva le pied, retira sa botte et sa chaussette, et agita ses orteils sous les yeux stupéfaits de son compagnon.
Shrrgien secoua la tête :
_ Nous, nous en avons sept à chaque pied. C'est ainsi qu'Helzvog nous a créés. Cinq, c'est trop peu, six est un mauvais chiffre, mais sept, ... Sept, c'est juste ce qu'il faut.
Il jeta un coup d'oeil au pied d'Eragon, puis talonna son âne pour rejoindre Ama et Hedin, avec qui il se mit à palabrer avec animation. A la fin, les deux autres lui donnèrent quelques pièces d'argent.
_ J'ai comme l'impression d'avoir fait l'objet d'un pari, dit Eragon en se rechaussant.
Sans qu'il en comprenne la raison, Saphira eut l'air de trouver cela fort drôle. »
p211 (après un chant d'elfe)
« Quand Narí se tut, Eragon put recommencer à respirer. Jamais il n'avait entendu une telle voix ; elle révélait l'être même de l'elfe, son âme profonde. »
p255 (réaction des elfes et du nain devant Saphira)
« _N'est-elle pas magnifique? Regardez ses écailles, comme elles accrochent la lumière! Il n'y a pas un trésor au monde qui vaille ce spectacle!
Du canoë qui suivait, Narí lançait les mêmes exclamations émerveillées.
_Une sacrée emmerdeuse, voilà ce qu'elle est, grommela Orik dans sa barbe. »
p275 (description des habitations elfiques)
« Chaque édifice, unique, se mêlait à la forêt de telle sorte qu'il était impossible de dire où commençait l'artifice et où finissait la nature. L'équilibre était parfais. Au lieu de s'imposer à leur environnement, les elfes avaient choisis de l'accepter tel quel et de s'adapter à lui. »
p296 (Après la révélation sur Arya qui est en fait une princesse ; Saphira et Eragon)
« « Et Arya? » « Quoi, Arya? » « Tu sais, ce qu'elle est réellement. » « Ce n'est pas elle qui a changé, mais la perception qu'on a d'elle. » »
p314 (Horst à Roran)
« _ Regarde cette maison ! Je l'ai bâtie pour Elain et pour mes fils. Il m'a fallu sept ans pour l'achever! Cette poutre au-dessus de la porte, là! Je me suis cassé trois orteils en la mettant en place. Et tu sais quoi? Je vais abandonner tout ça à cause de ce que tu as dit hier soir. »
p338
« _Eragon, tu dois accepter ce fardeau en toute liberté. N'y a-t-il rien ni personne pour quoi ou pour qui tu sois prêt à te sacrifier?
[Paragraphe entier de réflexions, magnifiques mais malheureusement trop longues pour figurer ici]
_ Je l'accepte au nom de ceux pour qui je combats : les peuples de l'Alagaësia -tous les peuples- qui subissent le joug de Galbatorix. Quelle que soit la souffrance, je jure d'étudier avec plus d'ardeur qu'aucun de vos précédents élèves. »
p342 (Après qu'Oromis se soit rendu compte d'une énorme lacune dans les connaissances d'Eragon)
« _ Comment est-ce possible? Étant donné les circonstances de ta vie et la peur dans laquelle Galbatorix maintient ton peuple, je comprends que tu aies été élevé dans l'ignorance de ton héritage. Mais je ne peux imaginer que Brom ait négligé ton instruction au point de laisser dans l'ombre des sujets dont le plus jeune des elfes ou des nains est averti. Les enfants de tes Vardens pourraient m'en dire d'avantage que toi sur le passé.
_ Brom s'inquiétait plus de me garder en vie que de m'instruire sur des gens déjà morts, rétorqua Eragon.
Cette réplique laissa Oromis sans voix. »
p345 (Oromis à Eragon)
« _Sais-tu pourquoi la perte d'un dragon tue généralement son dragonnier, et inversement?
_Je peux l'imaginer, dit Eragon.
Rien que d'y penser, il en frémissait.
_ La douleur est un choc en soi -même si ce n'est pas toujours le facteur décisif. Ce qui cause un dommage irréversible, c'est la sensation qu'une part de son esprit, une part de son identité, est morte. »
p347
« Les êtres que nous aimons le plus sont souvent ceux qui nous sont le plus étrangers. »
p351
« Quand saurais-je enfin qui je suis et pour quoi je suis fait? »
p355 (Oromis à Eragon)
« _Ouvre ton esprit, Eragon. Ouvre ton esprit et écoute le monde qui t'entoure, les pensées de chaque être vivant dans cette clairière, depuis les fourmis courant su les arbres jusqu'aux vers enfouis dans la terre. Écoute jusqu'à ce que tu puisses les entendre tous et comprendre ce qu'ils sont, ce qu'ils font, où ils vont. Écoute et, quand tu n'entendras plus rien, viens me dire ce que tu auras appris. »
p362
« Chaque décision que vous prenez semble devoir entraîner des conséquences bien au-delà de ce qu'il est possible de prévoir. Vous transformez le monde selon votre fantaisie. »
p388 (Après une démonstration scientifique du roi Orrin sur le vide ; réaction de Nasuada)
« _Et à quoi ça sert?
_A quoi ça sert?
Orrin la dévisagea avec la plus sincère stupéfaction :
_Mais ... à rien! Du moins, je n'en vois pas l'usage. [...] »
p406
« Troublée, Nasuada demanda :
_ Où est le bébé?
La gamine leva la tête.
Nasuada lâcha une exclamation en voyant briller sur son front la marque du dragon. Son regard plongea au fond de deux yeux violets. Un sourire terrible, narquois, étira étrangement les lèvres de la fillette.
_ Je suis Elva.
Nasuada recula, saisissant d'instinct le manche du poignard dissimulé dans sa manche. La voix était celle d'une adulte, chargée d'expérience et du cynisme d'une adulte. Elle sonnait comme un blasphème dans cette bouche enfantine. »
p413 (crise)
« [...] la douleur -une douleur à rendre fou- lui laboura le dos.
Il ne poussa qu'un seul cri, si fort qu'il lui cassa la voix. Des éclairs rouges et jaunes passèrent devant ses yeux, puis tout devint noir, et il tomba sur le côté. [...] Eragon s'abandonna aux ténèbres qui l'aspiraient, seul moyen d'échapper à son agonie. »
p432
« La magie est l'art de penser, ce n'est pas une question de force ni de langage - tu sais déjà qu'un vocabulaire limité n'est pas un obstacle à son utilisation. Comme toute chose que tu dois apprendre à maîtriser, la magie repose sur le contrôle de l'entendement. »
p455
« _Je sais pourquoi il est juste de combattre Galbatorix, même si cela entraîne la mort de centaines de gens.
Oromis se redressa sur son siège :
_Ah? Explique-moi ça!
_Parce que Galbatorix a déjà causé, au cours des cents dernières années, plus de souffrance que nous ne le ferons en une seule génération. Et, contrairement à un tyran ordinaire, nous ne pouvons espérer qu'il meure. Son règne peut aussi bien durer pendant des siècles, des millénaires, avec ses persécutions et ses tortures incessantes, à moins que nous n'y mettions fin. S'il devient assez puissant, il attaquera les nains, il vous attaquera, vous, ici, au coeur du Du Weldenvarden, il vous tuera les uns et les autres ou vous réduira en esclavage. Et parce que [...], parce que récupérer les deux oeufs encore en sa possession est le seul moyen de sauver la race des dragons. »
p469 (épisode du fairth)
« Le fairth représentait Arya en buste, se détachant sur un fond sombre et indistinct. Un côté de son visage était baigné par la lumière d'un feu, et elle regardait devant elle d'un air énigmatique. Il la découvrait sur cette image non telle qu'elle était, mais telle qu'elle lui apparaissait : mystérieuse, exotique, la plus belle personne qu'il eût jamais rencontrée. Quoique imparfait, ce portrait reflétait tant de passion qu'il provoqua chez Eragon une réaction viscérale. « Est-ce ainsi que je la vois? » Quelle que fût cette femme, elle était si puissante, si sage, si fascinante qu'un homme ordinaire en serait consumé. »
p473 (après l'épisode du fairth cassé par Arya)
« Eragon lissa les feuilles de papier du plat de la main ; elles étaient douces sous sa paume. Il fixa un moment leur surface blanche et vide, puis il plongea une plume dans l'encre et commença la retranscription d'une colonne de glyphes. Chaque ligne lui semblait un trait sinueux, une faille au fond de laquelle il aurait voulu se perdre pour oublier la confusion de ses sentiments. »
p487 (dialogue entre Eragon et Saphira ; la DOULEUR)
« Un matin, cramponné à une écaille de son cou, Eragon lui dit :
« J'ai inventé un autre nom à la douleur.»
« Quel nom? »
« L'Effaceur. Parce que, lorsque tu souffres, plus rien d'autre n'existe, ni pensée ni émotion. Ne reste que la lutte pour échapper à cette douleur. Lorsqu'il est assez puissant, l'Effaceur t'arrache à tout ce qui fait ton identité, jusqu'à te réduire à moins que rien, moins qu'un animal, à une créature habitée par un seul but, un seul désir : s'échapper. »
« C'est le nom qui convient dans ce cas. »
« Je suis à bout, Saphira. Pareil à un vieux cheval qui aurait labouré trop de champs. Soutiens-moi mentalement, sinon je crois que je vais partir à la dérive et oublier qui je suis. »
« Je ne t'abandonnerai jamais » »
p488 (Oromis à Eragon après une crise)
« _Ne perds pas espoir, dit l'elfe. Jamais!
Une onde de force sembla passer du maître à l'élève :
_ Nous sommes des Dragonniers. Nous nous dressons entre la lumière et l'obscurité, en équilibre entre les deux. L'ignorance, la peur, la haine, voilà nos ennemis. Refuse-les de toute ta volonté, Eragon, ou nous échouerons. »
p494 (Roran devant les portraits des personnes recherchées par l'Empire)
« Puis son regard fut attiré par un autre portrait. C'était celui d'Eragon. Roran crut recevoir un coup de poing dans l'estomac, et pendant quelques secondes il en perdit le souffle. [...] Roran en resta bouche bée. Eragon? Dangereux? La chose lui paru inconvenable, jusqu'à qu'il se rappelât combien lui-même avait changé au cours des dernières semaines. « Le même sang coule dans nos veines. Qui sait, Eragon a peut-être fait pire que moi, depuis qu'il est parti. » »
p506 (Roran visant une monture de Ra'zacs)
« Le temps est venu de vérifier si l'on peut tuer un cauchemar. »
p519 (Horst à Roran)
« _ Tu es devenu un homme dur, Roran, plus dur que je ne le serai jamais.
_ Je n'ai pas eu le choix.
_ Tâche de ne pas oublier qui tu es.»
p535
« S'il te suffit de prononcer quelques mots pour obtenir ce que tu désires, c'est trop facile, et le résultat perd sa saveur. »
p597 (REVELATIONS)
« _ Je devrai peut-être commencer par le commencement. Roran, as-tu entendu, ces derniers mois, des rumeurs concernant l'existence d'un nouveau Dragonnier venu s'opposer à Galbatorix?
_ Des gens murmurent çà et là, oui. Rien de vraiment crédible.
Jeod hésita, puis continua :
_ Je ne sais pas comment dire ça autrement, Roran... Voilà : il y a un nouveau Dragonnier en Alagaësia, et c'est ton cousin Eragon. La pierre qu'il a trouvée sur la Crête était en réalité un oeuf de dragon. J'ai aidé les Vardens à le dérober à Galbatorix, il y a des années de cela. Le dragon a éclos pour Eragon ; c'est une femelle, et elle s'appelle Saphira. Voilà qui explique le premier raid des Ra'zacs dans la vallée de Palancar. Et, s'ils y sont revenus, c'est parce qu'Eragon est aujourd'hui un formidable ennemi de l'Empire, et Galbatorix espérait, en te capturant, acculer ton cousin à se rendre.
Roran renversa la tête en arrière et hurla de rire jusqu'à en avoir les larmes aux yeux et le ventre douloureux. [...] Il riait de l'absurdité de ces paroles ; il riait de la terrible possibilité qu'elles fussent vraies. »
p611-612 (VIVE LES FEMMES!!!)
« _ Tu ne nous avais pas dit qu'il y aurait une bonne femme! Comment veux-tu qu'on se batte, avec une cul-terreuse dans les jambes?
[...]
Personne ne sut ce qu'il avait l'intention d'ajouter, car, à cet instant, Birgit eut un mouvement parfaitement indigne d'une dame. Elle envoya un grand coup de pied dans l'entrejambe d'Uthar et, empoignant l'autre homme, elle lui posa sur la gorge la lame de son couteau. Elle resta ainsi un moment, de façon que chacun eût bien vu, puis elle relâcha le matelot. »
p636
« Eragon avait déjà entendu l'expression « coeur brisé ». Jusqu'alors, il l'avait considérée comme une métaphore, pas comme la description d'un symptôme physique. A présent, une douleur lui enserrait la poitrine, comparable à celle d'un muscle blessé, et chaque battement de coeur lui faisait mal. »
p640
« Eragon contempla, désolé, les débris de son arme. C'était Garrow qui la lui avait offerte pour son anniversaire, trois ans auparavant. Depuis ce jour, pas une semaine ne s'était écoulée sans qu'il l'eût utilisée. Grâce à son arc, il avait subvenu aux besoins de sa famille, qui autrement aurait souffert de la faim. Avec son arc, il avait abattu son premier daim. Avec lui, il avait tué son premier Urgal. Et avec lui, il avait utilisé la magie pour la première fois. Perdre son arc, c'était comme perdre un ami sur lequel il pouvait compter, même dans les pires situations. »
p642
« D'une certaine manière, il fut rassuré de constater ses limites. S'il avait été parfait, que lui serait-il resté à accomplir? »
p643 (Saphira à Eragon)
« Le tissue du monde s'étire, Eragon. Bientôt il se déchirera, et la folie surviendra. Ce que tu ressens, les dragons le ressentent aussi, ainsi que les elfes - l'inexorable avancée du destin funeste, tandis que notre époque approche de sa fin. Pleurons ceux qui vont mourir dans le chaos qui se prépare à bouleverser l'Alagaësia ! Et espérons conquérir, par la force de ton épée et de ton bouclier, par mes griffes et mes crocs, un avenir meilleur! »
p657
« "Est-ce l'heure du combat, Eragon?" [...] Était-ce le moment de défier l'Empire, le moment de tuer et donner libre cours à leurs prodigieuses capacités, le moment de déchaîner la plus petite étincelle de leur rage jusqu'à ce que Galbatorix fût étendu, mort, devant eux? Était-ce le moment de se lancer dans une équipée qui durerait peut-être des décennies?
"Oui, c'est l'heure."»
p666 (Orik grimpant sur le dos de Saphira_ COMMENT PERDRE SA VIRILITE)
« Arrivé sur l'arrière-train de la dragonne, Orik reprit son souffle, puis il posa le pied de chaque côté de la colonne vertébrale et s'avança avec précaution vers la selle. Enjambant un des piquants d'ivoire, il fit remarquer :
_ Un moyen comme un autre de perdre sa virilité! »
p704 (Eragon et Saphira)
« "S'ils avaient idée de la quantité de nourriture nécessaire pour te rassasier, ils seraient atterrés. Sans parler de leurs caves pleine de vin et de bière, que tu viderais en une seule nuit!"
La dragonne renifla :
"Oh, j'en serais capable!"
Puis, elle admit :
"En deux nuits, à la rigueur..." »
p709 (LA PLUS BELLE ENGUEULADE)
« Eragon croisa les mains dans son dos et attendit qu'Angela eût achevé de lui décrire, en long, en large et en travers, et dans les termes les plus imagés, à quel point il était une tête de bois ; quels ancêtres butés il devait avoir eus pour être une tête de bois aussi monumentale - elle alla jusqu'à insinuer que l'un d'eux avait dû être un Urgal ; et quel effroyable châtiment il méritait pour avoir fait preuve d'une telle stupidité. [...] [Eragon:]
_ Quelle tirade tu m'as servie ! Impressionnant!
_ Merci. J'y travaillais depuis plusieurs semaines. Dommage que tu m'aies interrompue avant la fin ! C'était quelque chose! Veux-tu que j'aille jusqu'au bout?
_ Non, ça suffira. J'imagine très bien tout seul. »
p745 (PENDANT LA BATAILLE)
« Le garçon posa une main sur la patte de Saphira et plongea son regard dans son oeil bleu saphir :
" M'accorderez-vous cette danse, amie de mon coeur?"
" Avec plaisir, petit homme!"
Ils se fondirent alors l'un dans l'autre comme jamais ils ne l'avaient fait, abolissant tout ce qui les séparait pour ne plus former qu'un seul être. Ensemble, ils rugirent ; ensemble, ils s'élancèrent, se traçant un chemin jusqu'aux premières lignes. Là Eragon n'aurait su dire de quelle bouche jaillit le feu vorace qui consuma une douzaine de soldat, les cuisant dans le fer de leur armure, ni quel bras fit siffler Zar'roc, fendant un casque en deux. »
p753-754 (RETROUVAILLES)
« Roran s'interrompit, car l'air autour d'eux, s'était mis à vibrer, comme brassé avec force. Ffffrrr. Le jeune homme serra les dents. Ffffrrr. La pression sur ses tympans le fit grimacer. Ffffrrr. Ce dernier battement fut suivi d'un cri rauque que Roran reconnut pour l'avoir tant de fois entendu dans son enfance. Il leva les yeux et découvrit un énorme dragon d'un bleu de saphir surgissant de la couche nuageuse. Et sur le dragon, à la jointure du cou et des épaules, était assis son cousin, Eragon.
Cet Eragon-là ne ressemblait guère au garçon qu'il avait connu. On aurait dit qu'un artiste avait remodelé ses traits, les affinant, leur donnant une noblesse et une beauté félines. Cet Eragon était revêtu comme un prince d'une armure somptueuse, quoique ternie par la poussière du combat ; dans sa main droite, il brandissait une épée d'un rouge flamboyant. Cet Eragon, Roran le comprit aussitôt, pouvait tuer sans l'ombre d'une hésitation. Il était puissant et implacable. [...]
Jusqu'à cet instant, Roran n'avait pas tout à fait cru au récit de Jeod à propos d'Eragon et de Brom. A présent qu'il fixait son cousin, une vague d'émotions contradictoires le submergeait. « Eragon est un Dragonnier! » »
p756 (COMBAT COPNTRE LE MYSTERIEUX NOUVEAU DRAGONNIER)
« Le geste qu'eut alors le Dragonnier, décrivant un cercle rapide pour ramener son arme de son côté, parut soudain familier à Eragon, comme l'avait été, depuis le début, sa façon de combattre. Avec une horreur grandissante, le garçon fixa la courte épée de son ennemi, puis les deux fentes du casque miroitant, à la hauteur des yeux, et il lança :
_ Je te connais!
Il se jeta sur le Dragonnier, bloquant les deux armes entre leurs corps, introduisit ses doigts sous le heaume et l'arracha. Devant lui, sur cette plate-forme rocheuse, au centre des Plaines Brûlantes, se tenait Murtagh. »
p770 (Murtagh à Eragon)
« _ Tu ne peux rien pour moi, Eragon. Seul Galbatorix a le pouvoir de me délier de mon serment, et il ne le fera jamais... Il connaît nos vrais noms, Eragon. Nous sommes ses esclaves à jamais. »
p773 ( FRERES )
« _ Nous étions amis, avant. Nous combattions ensemble. Galbatorix ne t'a pas égaré au point que tu l'aies oublié... Si tu fais cela Murtagh, tu te perds pour toujours. »
p774 (Eragon et Murtagh)
« Il abaissa son épée.
_ Tu fais le bon choix, dit Eragon.
Il voulut reculer, mais il était encore immobilisé.
_ Peut-être. Toutefois, avant de te laisser partir...
Murtagh ôta Zar'roc de la main d'Eragon et détacha le fourreau de l'épée de la ceinture de Beloth le Sage. :
_ Si j'étais devenu comme mon père, je porterais l'épée de mon père. Thorn [thorn signifie "épine" en anglais] est mon dragon, et il doit être une épine dans la chair de nos ennemis. Il est juste que je manie l'épée appelée Souffrance, cela va bien ensemble. D'ailleurs, Zar'roc devait revenir au fils aîné de Morzan, pas à son cadet. Elle est donc mienne, par droit d'aînesse.
Une poigne glacée se referma sur l'estomac d'Eragon. "Non! Ce n'est pas possible..."
Murtagh eut un sourire ironique :
_ Je ne t'ai jamais révélé le nom de ma mère, n'est-ce pas?
Et tu ne m'as pas révélé celui de la tienne. Je vais te le dire, à présent : Selena. Selena était ma mère, et la tienne. Morzan était notre père. Les Jumeaux ont découvert ce lien qui nous unissait quand ils ont fouillé ta cervelle, à Farthen Dûr. Galbatorix s'est montré fort intéressé par cette information...
_ Tu mens ! Rugit Eragon.
Il ne supportait pas l'idée d'être le fils de Morzan.
[...]
_ Toi et moi, nous sommes semblables, Eragon, le reflet l'un de l'autre. Tu ne peux le nier. »
p782 ( COUP DE POING )
« Ils prirent vers le Sud, en direction du campement des Vardens, mais ils n'avaient pas parcouru dix pas que Roran se planta devant eux, bien campé sur ses pieds écartés, et fixa Eragon en jouant des maxillaires comme si le mot ne parvenait pas à franchir la barrière de ses dents.
Puis il décocha à Eragon un crochet à la mâchoire.
Le garçon aurait pu esquiver le coup aisément, mais il l'accepta, reculant juste assez pour que Roran ne se brisât pas les jointures.
Il grimaça, un peu sonné, malgré tout :
_ Je suppose que je le méritait.
_ En effet,. Nous avons à parler, nous deux. »
p787
« Ne te laisse pas troubler outre mesure, Eragon-elda. Tu n'es ni ton père ni ton frère. Leur déshonneur n'est pas le tien. »
Vivement la sortie du troisieme tome! La fin est vraiment énigmatique.
J'ai peur pour le film (pitié pas de suite!)